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Se déplacer dans la péninsule historique d’Istanbul

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Se déplacer dans la péninsule historique d’Istanbul

Se déplacer dans la péninsule historique d’Istanbul (le vieux cœur de la ville au-dessus de la Corne d’Or, le quartier de Fatih) tient surtout à une seule ligne de tramway, à un ferry de temps en temps et à vos deux pieds. La réponse courte pour qui découvre la ville : prenez une İstanbulkart (la carte de transport rechargeable de la ville), montez dans le tram T1 pour les longs trajets entre les grands sites, et marchez pour le reste. La péninsule est compacte, ses rues sont anciennes et parfois raides, et le meilleur ne se révèle qu’à pied.

Qu’est-ce que l’İstanbulkart et m’est-elle utile ?

L’İstanbulkart est une carte sans contact unique qui paie presque tout ce qui roule ou flotte : trams, bus, métro, ferries et funiculaires. Vous la passez en montant. Elle revient moins cher par trajet qu’un ticket papier, et une seule carte peut payer pour plusieurs personnes, si bien qu’un couple ou un petit groupe peut la partager.

Procurez-vous-en une à un kiosque ou à une borne, dans n’importe quelle station de tram, à l’aéroport ou dans une grande gare, puis rechargez-la en espèces ou par carte. Quelques notes qui évitent les confusions :

  • Gardez sur la carte un peu plus de crédit que ce que vous pensez nécessaire. Recharger entre deux trajets est possible, mais cela vous ralentit.
  • La même carte fonctionne sur tout le réseau, vous n’avez donc jamais besoin de tickets séparés pour le tram et le ferry.
  • Passez la carte à chaque montée, correspondances comprises. Le système applique une petite réduction sur les connexions rapides.

Comment fonctionne le tram dans la péninsule ?

La ligne qu’il vous faut est le tram T1. Il suit l’épine dorsale de la vieille ville, reliant Sultanahmet, les abords du Kapalıçarşı (Kapalıçarşı, le grand bazar couvert), Eminönü au bord de l’eau, puis traverse le pont de Galata vers Karaköy. Pour qui séjourne au milieu des sites historiques, il couvre la plupart des longues distances que vous ne voudriez pas parcourir à pied sous la chaleur.

Il est simple à utiliser. Les arrêts portent des noms clairs, les trams passent souvent et le tracé est une ligne droite, donc impossible de se perdre vraiment. Les rames se remplissent autour des sites animés, attendez-vous donc à rester debout aux heures de pointe. Pour les courts sauts entre deux monuments voisins, marcher est souvent plus rapide qu’attendre, puisque les arrêts se touchent presque.

Les ferries valent-ils le détour ?

Les ferries sont l’un des plaisirs tranquilles d’Istanbul, et dans la péninsule ils sont vraiment utiles autant que charmants. Depuis Eminönü, au pied de la vieille ville près du pont de Galata, les bateaux traversent la Corne d’Or et le Boğaz (Bosphore) vers les autres rives. Même une courte traversée vous offre la ville depuis l’eau, les coupoles et les minarets empilés sur la colline derrière vous.

Vous payez avec la même İstanbulkart, vous montez sans façon, et vous vous installez sur le pont avec un verre de thé si le temps le permet. Pour sentir comment Istanbul s’est construite autour de l’eau plutôt que des routes, une demi-heure de ferry en apprend plus que n’importe quelle carte. C’est aussi la manière la plus douce d’arriver quelque part, ce qui convient au rythme sans hâte que récompense la vieille ville.

Comment rejoindre Süleymaniye ?

Süleymaniye se tient sur l’une des collines de la péninsule, un peu au-dessus et à l’écart de la ligne de tram principale, et c’est précisément pour cela qu’elle reste paisible. Aucun arrêt de tram à sa porte. L’approche habituelle consiste à prendre le T1 jusqu’à un arrêt près du Kapalıçarşı ou en bas vers Eminönü, puis à gravir les vieilles rues le long de la pente. La marche est courte, mais elle monte, par des ruelles qui s’apaisent à mesure que l’on grimpe.

Ce dernier tronçon à pied fait partie de l’attrait. En quelques minutes vous laissez la foule derrière vous, le bruit retombe, et la grande mosquée s’élève devant vous. Si vous préférez accompagner la montée d’une raison de faire halte en haut, notre guide de la balade dans la péninsule historique trace un itinéraire qui se termine sur une vue, et le guide de Süleymaniye pour les visiteurs couvre ce qu’il faut voir une fois arrivé.

Marcher dans la vieille ville : quelques conseils honnêtes

Marcher est la vraie façon de connaître la péninsule, mais le sol est inégal et souvent raide, alors quelques petites habitudes aident.

  • Portez des chaussures sûres sur la pierre usée et les pavés. Les vieilles ruelles ne sont pas faites pour les semelles lisses.
  • Emportez de l’eau et organisez-vous selon la chaleur. En été, faites les montées tôt ou tard, et réservez le milieu de la journée à l’ombre, au thé ou à un long repas.
  • Laissez-vous un peu perdre. Les ruelles de Süleymaniye et du quartier du bazar sont là où la ville se ressemble le plus, et vous n’êtes presque jamais à plus de quelques minutes d’un repère pour vous réorienter.
  • Prévoyez des pauses. La péninsule n’est pas grande, mais elle demande à être prise lentement, avec des arrêts pour un thé et une vue plutôt qu’une marche forcée d’un site à l’autre.

Une fois que vous avez le tram, un ferry de temps en temps et une carte en poche, la péninsule historique s’ouvre facilement. Le plus difficile, au fond, est de ralentir assez pour en profiter, ce qui est un petit art en soi, exploré dans notre article sur Istanbul pour les voyageurs lents.

Quand la montée est faite et que vous êtes prêt à cesser de bouger un moment, Moss Lounge the Bosphorus se trouve là-haut à Süleymaniye, sur Fetva Yokuşu, la grande mosquée d’un côté, le Bosphore et la Corne d’Or de l’autre. Adem Özen l’a ouvert en 2019 et le tient comme une maison plutôt qu’un restaurant, c’est donc un endroit facile où atterrir après une matinée debout : une longue table, du çay (thé turc) sans fin, et une terrasse qui justifie la montée de la colline.

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